Europacity, le « meilleur des mondes » d’Auchan-Dalian Wanda.
Article mis en ligne le 6 avril 2016

par Webmestre
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Ça ressort du chapeau..

Comme l’impression que côté projet inutile, ils sont en train de gagner le pompon, plus fort que notre dame des landes ?

ils vont avoir besoin d’un coup de main pour contrer cette ultime mission du « Grand Paris » : purger les cerveaux de tout ce qui n’est pas loisir et consumérisme (au détriment d’une possible alimentation plus locale).

Les politiques, une fois de plus, sont assez discrets sur le sujet ou d’une bêtise et d’un cynisme abyssales...
Visiblement, le député maire de Gonesse, Jean Pierre Blazy, croit encore au miroir aux alouettes).

Cette explosion de surfaces commerciales va finir par nous sauter à la figure
Ces modélisations sont d’une démagogie sans vergogne, mettez 3 arbustes, un peu de gazon pour verdir le tout et n’oubliez pas de voler les mots.
Prix Pinocchio 2012.

La mégalomanie à son comble en plus d’un gouffre énergétique, un drame environnemental de plus.

Côté investisseurs, un partenariat Auchan_Chine ne présage rien de bon quant au contenu « culturel » ou commercial mais promet plutôt le soma imaginé par Huxley [1].
Une offensive sans précédent entre le grand paris, saclay, des jo possibles..., sur la viabilité de la région ile de France que nos candides (mais néanmoins néfastes) gouvernants semble vouloir définitivement couler dans le béton.

pour vraiment avoir froid dans le dos, écouter ces 2 mégalomanes à mi chemin entre Orwell et Huxley...

La vision architecturale d’EuropaCity par Bjarke Ingels et Carlo Ratti from EuropaCity on Vimeo.
http://www.europacity.com

Notes :

[1Petit extrait du Meilleur des mondes, d’Aldous Huxley.(1932)
« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir ».

Téléchargements Fichier à télécharger :
  • cp_europa_city_12042013.pdf
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avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.84.20
Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.