Jambville parle des carrières

Article paru dans JAMBVILLE’MAG - Octobre 2016

Article mis en ligne le 1er novembre 2016

par nat.guilbert
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C’est votre paysage, c’est votre air, ce sont vos oreilles qui vont souffrir, vous ne pourrez pas vous échapper ! Dîtes non aux carrières à Brueil-en-Vexin
Venez nombreux à la Balade de la Catastrophe Paysagère le 6 novembre - départ 9h30 parking salle des fêtes de Jambville

Jambvillois, vous êtes concernés par ce projet de carrière !

Concernés en tant que riverains impactés par les nuisances d’un tel projet, bruit, dégradation du paysage, pollution de l’air.

Pour Jambville, c’est une véritable catastrophe paysagère puisque la carrière serait visible à différents points de la commune (voir les simulations de points de vue). Ce que l’on verrait, on l’entendrait aussi, explosions, bruit du concasseur, circulation d’engins seraient le quotidien de cette exploitation. Les particules émises par la manutention du calcaire ne manqueraient pas de se disperser en direction de Jambville, la carrière se situant sous le vent dominant.

 Et ce projet, c’est quoi au juste ?

L’histoire dure depuis 30 ans. La zone 109 située sur la commune de Brueil-en-Vexin a été imposée pour ce projet de carrière par l’Administration, l’Etat et les politiques, et a été une condition de l’intégration de ce territoire dans le PNR. Elle donne tous les droits au cimentier Calcia, au mépris du reste. Le reste, ce sont les habitants, l’eau, les terres agricoles…
Depuis trente ans, les habitants s’opposent à ce projet.

En résumé ce projet de carrière implique :

  • l’extraction de calcaire sur une superficie de 104 hectares, à moins de 600m des habitations, à une profondeur variant de 20 à 40 m, et cela sur une période de 30 ans
  • l’implantation d’un concasseur et d’une « base de vie », autrement dit un énorme garage à engins de chantier, situés juste sous l’ancien prieuré St Laurent, c’est à dire dans une zone visible à 15km
  • l’implantation d’un convoyeur à bandes pour acheminer les matériaux extraits, de Brueil-en-Vexin à Guitrancourt
  • au-delà de 30 ans d’exploitation, l’extension de la carrière sur la commune de Sailly.

 Les impacts les plus graves

qui nous semblent inacceptables sont la menace sur la ressource en eau potable et la suppression de terres agricoles.
En effet, le bassin versant de la Montcient, où se situe la zone du projet de carrière, est nécessaire à l’alimentation des forages d’eau potable de Meulan (desservant 55 000 habitants, plusieurs villes dont les Mureaux et un quartier de Cergy). Par ailleurs, l’extension de cette carrière sur Sailly se situerait sur le bassin d’alimentation du captage Sailly Drocourt. Les ressources en eau seraient inévitablement dégradées. L’industriel prétend exploiter à un mètre de la nappe phréatique : que se passerait-il en cas de pollution accidentelle, ou tout autre incident de chantier ?
Quant aux terres agricoles, il est important de les préserver dans un contexte où l’on souhaite relocaliser les ressources alimentaires d’une région à très forte densité de population. La réhabilitation d’une carrière en terres agricoles est impossible, car la terre excavée, stockée sur place pendant une décennie au moins perdrait toute valeur agronomique.

 Désaccord avec la COP21

Et si nous regardons plus loin, ce projet est en total désaccord avec les engagements de la COP21. Pourquoi ?

Comme vous le savez certainement, la finalité de cette carrière est de maintenir la dernière cimenterie de la région parisienne à Gargenville.
En terme d’émission de CO2, il faut savoir que l’industrie du ciment est la plus émettrice après le secteur énergétique (1tonne de CO2/tonne de ciment, soit pour l’usine de Gargenville 1000 tonnes de CO2/jour).
Par ailleurs, elle est située dans un bassin de 11000 habitants (Juziers + Gargenville), zone déjà fortement impactée par les émissions de particules liées aux activités industrielles, avec des préjudices sanitaires inévitables.
Le maintien de cette usine est à rebours des préconisation du GPSO, Grand Paris Seine Ouest, à savoir « le développement de nouvelles activités économiques non polluantes, le renforcement de l’attractivité touristique » dans la vallée de la Seine, et « la préservation des ressources (eau, terres agricoles, paysages) ». La Ministre de l’Environnement, Ségolène Royale, nous dit de son côté « ma responsabilité de Ministre de l’Environnement c’est de pousser en avant les transitions industrielles pour que les anciennes industries polluantes s’arrêtent et que l’on puisse construire, bâtir les emplois du futur... ».

Par ailleurs le ciment doit être produit et consommé avec économie, des solutions de substitutions au ciment existent déjà. Le maintien de l’usine de Gargenville n’est pas une solution d’avenir.

 Et l’emploi dans tout ça

Rappelons que la cimenterie de Gargenville date de 1921 et qu’elle ne compte plus aujourd’hui que 103 emplois. Elle en aurait 40 si elle était modernisée et le projet de carrière ne créera pas d’emploi selon les dirigeants eux mêmes.

 Nous avons besoin de vous

Une opposition active est notre seule force face à une décision de l’Etat. Nous devons nous mobiliser en tant que citoyen contre ce projet. L’association AVL3C se bat depuis 20 ans, en engageant notamment une procédure en justice contre Calcia.

Nous avons besoin de vous pour des actions ponctuelles d’opposition face à ce projet et pour faire connaître notre combat dans votre réseau (élus, journalistes...). TOUS ENSEMBLE REFUSONS CE PROJET INSENSE ! Adhérez à l’AVL3C.

Prochain événement organisé par l’AVL3C, « La Balade de la Catastrophe Paysagère ». Une randonnée qui partira de la salle des fêtes de Jambville et qui passera devant les différents points de vue sur la zone 109 (2 heures de marche sur environ 8km ). Cette randonnée sera encadrée par Odile Visage, habitante de Jambville et paysagiste. Rendez-vous à 9h30 le Dimanche 6 Novembre sur le parking de la salle des fêtes de Jambville. VENEZ NOMBREUX !

Nathalie Guilbert pour l’AVL3C.
Merci à Dominique Pelegrin, présidente de l’AVL3C, à Diana Hayward habitante de Jambville. à Yvan Quéhec pour les simulations.



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Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.