F1 Flins : Le collectif dénonce l’aggravation par le circuit du bilan carbone en Seine Aval
le Collectif Flins sans F1
Article mis en ligne le 30 juin 2009
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organisé une réunion publique sur le projet de circuit de F1 et la vallée de l’automobile. Outre le brouhaha qui a régné ce soir là, retenons l’intervention de Philippe Beaudouin porte-parole du collectif Flins sans F1 qui dénonce l’aggravation du bilan carbone en Seine aval s’en prenant ouvertement à Jean-François Bel, 3e vice président du conseil général chargé de l’environnement.

Dans le cadre de la réunion de concertation, organisée par le Conseil Général des Yvelines, le Collectif Flins sans F1 a encore démontré la totale aberration de ce projet.

« La vallée de l’automobile oui mais sans circuit de F1 ! » voilà la ligne du collectif Flins sans F1Les arguments repris par le collectif pour fustiger ce projet n’ont pas obtenu de réponse claire de la part des représentants du Conseil Général, notamment dans le domaine de l’emploi.

De plus, il a été mis en lumière une position scandaleuse défendue par le Conseil Général par la voix de son Vice-Président, M .Jean-François Bel, Maire de Montesson et Conseiller général du canton du Vésinet (commune très impliquée bien sûr par l’implantation d’un circuit à Flins les Mureaux, territoire industriel et qui a vocation à le rester !).

J-F Bel a indiqué au public que le bilan carbone de l’implantation d’un circuit sur le territoire « Seine Aval » serait positif pour la France, car 80 % des spectateurs s’y rendraient par les transports en commun, contrairement à Magny-Cours.

Tout d’abord, cet argument n’est absolument pas démontré. Il repose sur une offre de transports en commun qui acheminerait 80 000 personnes sur le site du circuit en 2 heures.

A titre d’exemple, la Gare Saint-Lazare voit transiter 450.000 personnes par jour sur 27 quais. Nous vous laissons imaginer la prochaine halte ferroviaire du site touristique de Renault/Flins. Par ailleurs, les personnes passionnées d’automobiles viendront bien entendu en voiture et, pour les plus aisés, en hélicoptères et avions.

Enfin, le site de Magny Cours accueillait 80 000 personnes, alors qu’il en est prévu 120 000 sur le circuit de Flins les Mureaux.

L’argument du bilan carbone positif pour la France est donc totalement fallacieux.

Jean-François Bel (à gauche) et François Garay (à droite) écoutent les arguments d’Albert Bischerour qui a fustigé le projet de FlinsPar contre, M Jean-François Bel se garde bien de mentionner que l’implantation de ce circuit à Flins aggravera considérablement le bilan carbone du secteur Seine Aval.

Le rapport « Bilan carbone territorial de la Seine Aval » (commandé par le Conseil Général) qui détaille les émissions de gaz à effet de serre émises sur ce secteur, indique très clairement dans sa conclusion :

« Le territoire de la Seine Aval est responsable de par ces activités d’une importante quantité d’émissions de gaz à effet de serre. Son développement ne permet pas d’assurer une durabilité et une adaptabilité du territoire face aux enjeux énergético-environnementaux actuels. Pour palier à cette situation, il est nécessaire de réduire le Bilan Carbone du territoire ».

Pour promouvoir ce circuit, au nom d’un hypothétique développement économique, le Conseil général n’hésite pas à faire fi de ce rapport et envisage donc, de faire supporter à la population de ce territoire une aggravation significative de la pollution atmosphérique existante.

Nous sommes bien là dans un projet du 19ème siècle, La stratégie est d’exploiter le taux de chômage qui sévit de manière plus aigue dans la partie industrielle des Yvelines (et qui est aggravé par la crise actuelle) pour balayer les contestations qui s’élèvent contre ce projet de circuit, et l’imposer plus facilement.

Or, les sommes consacrées au financement de ce circuit (officiellement 112 millions d’Euros, mais en réalité il faudrait plutôt prévoir 350 millions) permettraient au secteur Seine Aval de remédier à son déficit écologique.

Le rapport évoqué ci-dessus propose quelques pistes de développement économique, porteuses d’emplois, notamment : amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments, intensification de l’usage de la batellerie, éoliennes ...

Un public venu écouter les arguments des defenseurs du projetSur le secteur Seine Aval, les logements sociaux représentent 32% du parc immobilier, contre 23% sur la région. Ce chiffre atteint 50 % sur les Mureaux ou Achères et jusqu’à 64% à Chanteloup-les-Vignes.

Ce parc étant ancien (il date en moyenne d’avant 1975), le rendement énergétique s’avère défavorable et pèse sur les ménages les plus modestes, sans compter le renchérissement constant du prix de l’énergie, qui ira en s’accélérant.

L’amélioration du rendement énergétique de ce parc constitue un formidable vecteur de développement, en terme d’emplois, permettant de favoriser, sur le bassin, l’implantation des filières d’entreprises tournées vers les énergies du futur.

Le territoire Seine Aval possède beaucoup d’atouts et peut devenir un exemple du développement de demain, s’il y a une vraie volonté politique pour cela :

Il peut être un laboratoire d’idées qui concentre les subventions dans le domaine du développement durable.

Sa population est jeune : 60 % ont moins de 40 ans, mais leur taux d’emploi est inférieur à 0,68 contre 0,92 pour la région (ratio emplois/population active).

C’est un territoire de la diversité et donc de l’intégration, multiculturel et ouvert au futur.

Le site d’EADS, tourné vers les technologies de demain, et celui de Renault, qui oeuvre à la voiture « propre », sont des points d’ancrage formidables pour attirer les filières de l’ingénierie du développement durable. Ces entreprises, moteurs aujourd’hui, profiteront demain de la qualification croissante de la main d’oeuvre sur le territoire. Car on sait bien que le déficit de Seine Aval en emplois qualifiés pénalise son développement. Un tiers des salariés sont ouvriers, contre un sur cinq dans les Yvelines.

Jean-Michel Wilmotte a expliqué son parti pris architecturalEnfin, le territoire bénéficie du parc Régional du Vexin, formidable opportunité pour développer un éco-tourisme. à destination, notamment, des Parisiens qui peuvent y accéder par les transports en commun (lignes SNCF arrivant à Meulan et aux Mureaux).

Le Collectif Flins sans F1 est convaincu que les arguments du Conseil Général ne reposent sur rien et qu’il ne s’agit pas d’un projet d’avenir. Quel plan de rechange si demain la Formule 1 disparaît ou souhaite s’implanter ailleurs ?.

Le collectif Flins sans F1, force majeure de l’opposition à travers ces nombreux élus, associations, comités de ville, citoyens de la Seine Aval, demande à être reçu en priorité par le nouveau Président du Conseil Général pour exposer de vive voix les raisons pour lesquelles nous demandons l’abandon de ce projet.

Les membres du Collectif restent très mobilisés et sont plus que jamais déterminés à s’opposer à ce projet. Nous croyons profondément qu’un avenir pour la Seine Aval est possible sans circuit, si nos élus se donnent la peine d’écouter les aspirations profondes de leur concitoyens.


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