L’année noire de la Formule 1
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Article mis en ligne le 17 septembre 2009
dernière modification le 19 septembre 2009
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L’affaire de tricherie présumée qui frappe l’écurie Renault s’inscrit dans une année de marasme général pour la Formule 1, ébranlée par la crise économique et affaiblie par les controverses.

Sport-spectacle par excellence où l’argent s’expose, à rebours des considérations écologistes qui balaient la planète en danger, la F1 a très rapidement été rattrapée par la crise.

Deux géants de l’automobile ont annoncé leur retrait. Honda s’est éclipsé avant même le début de la saison 2009. L’écurie a finalement été reprise début mars, par son directeur, le Britannique Ross Brawn pour... une livre sterling symbolique.

Sept mois plus tard, l’Allemand BMW, sans doute lassé par les performances décevantes de ses monoplaces, annonçait son absence du plateau 2010. L’écurie Sauber, propriété de BMW, a finalement été cédée à un fonds d’investissements.

Les effets de la crise ont également affecté les relations entre les principales écuries, menées par Ferrari et Renault, et la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Cette dernière entendait plafonner à 45 millions d’euros le budget des écuries le souhaitant, en échange d’avantages techniques indéniables. Actuellement, les budgets de certaines écuries dépassent les 400 M EUR.

Réunies en association (Fota), les grandes formations, qui avaient un temps envisagé de créer un Championnat parallèle puis traîné la FIA en justice, ont fini par faire reculer la Fédération internationale. La FIA a cependant acté l’arrivée en 2010 de quatre nouvelles équipes : Lotus, Manor, Campos et USF1. Le débat a pollué le début de la saison, avant de déboucher sur le renouvellement des accords Concorde, portant sur les droits commerciaux et le règlement sportif.

Ce chapitre était sur le point de se refermer lorsque survint le grave accident du Brésilien Felipe Massa (Ferrari), dont le casque fut transpercé par un élément de la suspension de son compatriote Rubens Barrichello, lors du Grand Prix de Hongrie le 25 juillet.

Un temps envisagé, le retour du septuple champion du monde allemand Michael Schumacher a finalement été repoussé. Au profit du pilote d’essais Badoer, auteur d’un pitoyable intérim au volant d’un bolide de légende, puis de Giancarlo Fisichella, transféré en cours de saison de l’écurie concurrente Force India...

Histoires d’argent, blessure grave... La Formule 1 naviguait en eaux troubles au milieu de l’été quand survint l’affaire Renault, un cas présumé de tricherie, lors du Grand Prix de Singapour 2008.

Révélé par la télévision brésilienne Rede Globo, le témoignage du pilote Nelson Piquet Jr., à qui les deux principaux dirigeants de Renault auraient demandé de provoquer volontairement un accident pour faciliter la victoire de son coéquipier Fernando Alonso au gré d’un scénario machiavélique, affecte sérieusement la discipline.

Entité relativement autonome de la société mère, l’écurie Renault F1 - qui se partage entre l’Angleterre et la France - a choisi la voie du mea culpa en annonçant les départs de son directeur Flavio Briatore et de l’ingénieur Pat Symonds. Renault F1 a également indiqué qu’elle ne contesterait pas les allégations de tricherie. Ces aveux suffiront-ils ?

Lors du Conseil mondial, qui sera réuni lundi 21 septembre pour examiner le cas Renault, la FIA, confrontée au plus grand scandale de l’histoire du sport automobile, devra trancher : faut-il exclure Renault ? Et pour combien de temps ? Avec en toile de fond un dilemme... Une exclusion rendrait un peu d’éclat à la F1, mais la priverait de l’un de ses acteurs majeurs, dans une période décidément noire.

D’après AFP


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