Calcia, Italcementi, préfecture ou comment tenter (encore) le passage en force.
Article mis en ligne le 21 décembre 2014
dernière modification le 22 décembre 2014
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Messieurs les préfet et sous-préfet des Yvelines, Messieurs les cols blancs de CALCIA,

Par la présente, nous vous informons que les réseaux sociaux crépitent à votre sujet. Vous devriez nous suivre avec davantage d’assiduité pour mesurer à quel point votre suffisance irrite de plus en plus...

Vous pensiez peut-être rester dans l’ombre de votre catimini, mais vous serez bientôt sous le feu des projecteurs ; ils s’allument les uns après les autres...

Nous allons mettre toute notre énergie pour alerter les médias, institutions, et élus, sans oublier de faire un petit crochet par Bruxelles.

Les dernières réunions de « concertation » (sur l’eau, hier, puis sur la piste le 10), ne peuvent sérieusement pas déboucher sur des conclusions le 15 du même mois !!!!!!!!

Mais de qui se moque-t-on ?!!!
Et bien de nous !!!! De vous !!!!

Nous avons reçu seulement hier, soit au lendemain d’une réunion sur la problématique de l’eau, la présentation faite par CALCIA le 20 octobre dernier en sous-préfecture de Mantes-la-Jolie...

Malheureusement, à cette présentation de 35 pages, manquent de nombreuses pages !!!! Si vous aviez assisté, comme certains d’entre nous, à cette réunion houleuse, vous auriez aussi vu notamment :

  • une simulation du réaménagement du site à 30 ans (qui faisait allègrement l’impasse sur certains chemins communaux qui permettent aux exploitants agricoles d’aller d’un champ à l’autre sans utiliser le réseau secondaire...).
  • une jolie phrase écrite en gros et en rouge : « Non, la future carrière sur Brueil-en-Vexin ne deviendra jamais un site d’enfouissement de déchets ! »
  • une étude de la rose des vents, et de la dispersion des poussières et autre particules fines...

Je vous suggère de vous reporter à notre compte-rendu pour vous en convaincre ! ( http://bit.ly/1tfbM9G )

Mais dans le document « officiel » diffusé, il n’en est rien !
Ce document a été escamoté avant diffusion, tout comme le compte-rendu fait par la sous-préfecture l’a été !
Et ce petit arrangement est manifestement cautionné par les « autorités » complaisantes...

On appelle ça de la falsification de documents non ?!!!!

Bref...

Vous ne manquerez pas de constater que tout ou presque est encore à l’état de projet, que les études sont toujours en cours... qu’une réunion sur la problématique de la piste est au programme le 10 décembre prochain... Et pourtant, la période de concertation avec les habitants, les communes, les associations, se terminera le 15 décembre à l’issue d’une dernière réunion en sous-préfecture, au cours de laquelle TOUTES les conclusions seront rendues !!!!!
(eau, piste, poussières, paysages, etc...).
Nous vivons dans un monde merveilleux non ?!!!!

Pour finir (désolé pour ces longues proses...) :

Vous pouvez retrouver cette présentation au format PDF, ainsi que tous les autres documents pertinents (CR, rapports, etc), dans notre « dossier public » à cette adresse : http://bit.ly/1yRVhji
Je ne saurais que trop vous suggérer de conserver en favori ce lien, le dossier étant régulièrement complété !

Vous trouverez aussi sur le site amorphe de CALCIA (adresse ci-dessous), ou dans notre « Dossier Public », les études contradictoires sur l’eau, l’une commanditée par CALCIA (Bureau d’études BURGEAP), l’autre, indépendante et commanditée par le PNRVF (Bureau d’études HEAD Ingénierie)

La réunion d’hier ( DRIEE, maires, associations, PNRVF, CALCIA et son bureau d’études sur l’eau) a montré une volonté de CALCIA et de l’administration de ne pas nous entendre, ou plutôt d’organiser une caricature de présentation des ‘”études” de CALCIA, qui se terminent bien sûr sur l’idée que l’eau, après mise en exploitation de la carrière, sera encore meilleure qu’aujourd’hui, dénitratisée etc., quasi de l’eau minérale ! .... Et tant pis si le régime de la Montcient baisse de 20% !

Nous avons vu Monsieur Kaltembacher demander sur un claquement de doigts à CALCIA d’étudier, pour le 15 décembre, une solution où la carrière s’arrêterait juste au dessus de la nappe phréatique ( au lieu d’aller en dessous). La question étant “ économique et environnementale” : combien de calcaire et de sous ça vous fait perdre si vous arrêtez avant d’attaquer la nappe phréatique (*) ?
C’est se moquer du monde.

Nous avons reçu seulement le 27 novembre des "relevés de conclusion” minimaux et orientés du sous-préfet, à propos d’une réunion qui a eu lieu le 20 octobre. Nous n’avons par reçu, malgré nos demandes, les “diaporamas” liés à cette réunion.... Ni ceux concernant les études sur l’eau avant la réunion d’hier.

Nous avons appris hier que la période de « concertation » serait déclarée fermée le 15 décembre, lors d’une réunion pour laquelle nous n’avons encore reçu aucune invitation, aucun ordre du jour.

(*) la veine de calcaire fait 20 mètres d’épaisseur, et se trouve juste au dessus de couche aquifère... la carrière serait d’ailleurs les pieds dans 7 mètres d’eau...

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Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.