Hors-piste - La FOTA fait tomber Mosley
Stéphane VRIGNAUD / Eurosport
Article mis en ligne le 25 juin 2009
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Eurosport - jeu, 25 juin 10:05:00 2009

Max Mosley a payé au prix fort son entêtement à créer un championnat de F1 à deux vitesses en 2010. Mercredi, il y a laissé ses prérogatives de président de la FIA. Qui reconnaît l’existence et le rôle incontournable de la FOTA.

Plus d’infosLa FIA et la FOTA évitent le schisme
Max Mosley a tout perdu en Formule 1, sauf ses apparences de président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Mercredi, l’avocat britannique de 69 ans, parvenu en 1991 au poste de président de la haute instance qui gère le sport automobile mondial, a abandonné ses fonctions exécutives de président de la FIA, transférées avec effet immédiat au Monégasque Michel Boeri, en qualité de président du Sénat de la FIA. Pour la petite histoire, Michel Boeri était donné favori à la succession de Jean-Marie Balestre en 1991, lorsqu’il avait été doublé, à la surprise générale, par Max Mosley, qui avait mené une campagne aussi discrète qu’efficace.

En clair, Max Mosley n’a plus le moindre pouvoir en F1 et n’occupe qu’une fonction honorifique. Michel Boeri, président de l’Automobile club de Monaco, va décider de tout jusqu’à l’élection d’un nouveau président de la FIA, en octobre prochain, qui ne sera pas Max Mosley, qui a renoncé à se représenter.

Il se refusait à l’admettre, mais Max Mosley avait bien mis son poste dans la balance pour tenter de remporter son bras de fer face aux huit équipes contestataires réunies sous la bannière FOTA (toutes sauf Williams et Force India), qui ne voulaient pas d’un championnat cohabitationniste en 2010, entre d’un côté les équipes « classe éco » ou « low cost », limitées en budget (45 millions d’euros) et sciemment avantagées techniquement, et de l’autre les grands constructeurs. Max Mosley a cédé sur toute la ligne, et s’est fendu mercredi d’un mensonge par omission en affirmant que la FIA et la FOTA s’était mises d’accord sur une nouvelle réduction des coûts en Formule 1. Il n’y a pas eu d’accord de la sorte, et l’habile homme de loi anglais a oublié de préciser qu’il n’était plus question de budget capé pour 2010 ou les années suivantes.

De nouveaux Accords Concorde

En fait, c’est la FOTA (Formula One teams association), c’est-à-dire Ferrari, McLaren, Renault, Toyota, Red Bull, Toro Rosso, BMW et Brawn, plus sans doute bientôt Williams et Force India, réintégrées après une suspension pour s’être inscrites en « low cost », qui vont-elles mêmes préconiser à la FIA les mesures de cadrages des coûts qui les mettront à l’abri de dérives dépensières. Car c’est là une autre victoire obtenue mercredi par la FOTA : elle est désormais reconnue officiellement par la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et par la Formula One management (FOM) de Bernie Ecclestone, chargé des aspects commerciaux du championnat du monde. En clair, la Formule 1 va désormais fonctionner avec le triumvirat FIA, FOM et FOTA. La FOTA devient en quelque sorte un troisième pouvoir sans laquelle rien ne se fera.

Par ailleurs, la participation des dix équipes du championnat actuel au Mondial 2010 se traduira rapidement par la signature, conjointement avec Bernie Ecclestone et Michel Boeri, des Accords Concorde jusqu’en 2012, sur la base révisée des Accords signés en 1998. Les Accords Concorde, du nom de la place où siège la FIA, conviennent notamment de la façon de redistribuer les revenus générés par le sport. Par ailleurs, la FIA a confirmé la validité des candidatures de trois nouvelles équipes : la britannique Manor, l’étasunienne US Grand Prix Engineering et l’espagnole Campos. Elles rouleront avec un moteur V8 Cosworth et bénéficieront du soutien technique d’équipes existantes.

« Je suis ravi que les propositions de la FOTA aient été retenues et approuvées par le Conseil mondial du sport automobile aujourd’hui », a déclaré John Howett, président de Toyota Racing, qui a activement participé au round des négociations FIA/FOTA. « Cela va nous garantir d’avancer sur la base stable d’une gouvernance propre et nous assurer un revenu, ce qui est une très bonne nouvelle pour les différentes parties prenantes en Formule 1. Cela a été une période éprouvante, mais grâce à l’unité des équipes de la FOTA, et la clairvoyance des membres du Conseil mondial du sport automobile, nous sommes parvenus à un résultat juste pour la Formule 1. Nous avons hâte de travailler avec le Sénat de la FIA pour concrétiser un avenir prospère et excitant pour la Formule 1 et ses millions de fans dans le monde ».

La FOTA sera au travail dès jeudi à l’aéroport de Bologne, en Italie, où elle réunira son comité exécutif, composé de Martin Whitmarsh (Team McLaren), Flavio Briatore (Renault F1 Team), John Howett (Toyota Racing), Luca di Montezemolo (Scuderia Ferrari) et Ross Brawn (Brawn GP). Une conférence de presse suivra, à partir de 12h30.

Stéphane VRIGNAUD / Eurosport


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