Lettre ouverte à Monsieur Schmitz
Article mis en ligne le 12 juillet 2009
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Le comité des Mureaux s’adresse au Conseil Général...

Monsieur le Président du Conseil Général,

Vous avez cru bon d’adresser aux Muriautins une plaquette de 4 pages en couleurs qui n’a été distribuée que la veille de la 2ème et dernière réunion d’information concernant le circuit F1 et qui indique qu’un registre est à disposition du public à la mairie des Mureaux. Or, en mairie, ce registre a été retiré par vos services.

Combien a coûté l’inutile diffusion de cette brochure ?

Qui l’a rédigée ? Aucun nom n’apparaît.

Vous parlez de « Vallée de l’Automobile ». Ce titre vous arrange mais il s’agit de la Vallée de la Seine et d’un endroit encore sauvegardé des pollutions et que vous voulez détruire et rebaptiser.

Vous dites que 50 000 personnes sont employées dans les Yvelines par l’automobile. Coïncidence troublante, il y a 50 000 riverains touchés par le bruit monumental de votre circuit F1.

L’Observatoire du bruit en Ile-de-France a montré qu’aucune norme n’existait concernant le bruit de plusieurs véhicules roulant ensemble sur un circuit automobile et que la Seine, les coteaux et les vents d’ouest accentueront encore le bruit qu’occasionne un tel circuit, qui sans ces conditions particulières représente déjà 130 db, alors que le maximum autorisé est de 50 db en zone urbaine.

Par ailleurs, vous mélangez à dessein le plan général concernant l’automobile et le projet de circuit F1. Or ces 2 objectifs sont totalement indépendants l’un de l’autre et le plan de relance n’a aucunement besoin d’un projet notoirement connu comme déficitaire dans tous les pays où un circuit de Grand Prix F1 est implanté.

Enfin, comment osez-vous parler de pôle technologique concernant le circuit automobile ? Cette technologie n’a aucune retombée sur l’automobile du quotidien.

Comment osez-vous parler d’ « écrin paysager » alors qu’il s’agit de la destruction d’un site naturel préservé de toute pollution ?

Vous parlez de haute qualité environnementale mais la plus haute qualité environnementale est la conservation de ce site en l’état.

Par ailleurs, la F1 ne représente pas de retombées économiques mais d’énormes dépenses pour le contribuable car l’entretien du circuit est un gouffre financier. Le maire de Magny-Cours a des chiffres faramineux à votre disposition avec, en regard, 1 000 emplois créés en 20 ans.

Seul le milliardaire Bernie Ecclestone, et peut-être Arnaud Lagardère comme exploitant, récupèrera de l’argent par les droits télévisuels et les licences des Grands Prix.

Vous osez aussi comparer le bruit d’une autoroute et d’un chemin de fer à celui d’un circuit F1. Or, l’étude menée par BRUIPARIF révèle que le bruit de ce circuit sera sans commune mesure pour les riverains.

Vous osez également dire que le circuit sera à proximité de la nappe phréatique mais il sera au-dessus d’elle. Assez de contre-vérités. Combien coûtera la protection de cette nappe et surtout l’entretien de cette protection ? Il n’est jamais question de coût dans cette brochure, or ils seront énormes et ce ne sont ni Bernie Ecclestone, ni François Fillon, si friands de ce sport dispendieux qui en supporteront les conséquences.

Assez de dettes alors que l’Etat doit déjà 1 400 milliards d’Euros.

Concernant la réunion de concertation du 26 juin, le vice-président du Conseil Général, Monsieur Bel, a reconnu lui-même que l’endroit avait déjà un mauvais bilan en matière de CO2 à cause de la centrale de Porcheville et pourtant il ne remet pas en cause le projet. La seule philosophie est-elle : « Après moi, le chaos » ?

Qui paiera la taxe carbone alourdie par ce circuit ?

Cette mise au point n’espère pas de réponse mais tient à préciser la position de nombreux Muriautins excédés qu’on décide de leur vie à leur place et qui, malgré tout, vous prient d’agréer, Mesdames, Messieurs les Conseillers Généraux, l’expression de leur considération.


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Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.