Voiture électrique : Ô Supercondensateur
Article mis en ligne le 18 octobre 2009
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Avant de foncer tête baissé dans les batteries, intéressons-nous aux technologies émergentes.
Quant on voit comment « vivent » les batteries actuelles et les ressources qu’elles demandent...

Les annonces récentes sur les voitures électriques ont focalisé l’attention sur les batteries, alors qu’un autre composant nous paraît bien plus essentiel pour les véhicules du futur : le supercondensateur (aussi appelé super-capacité).

Car seul ce composant est à même d’assurer les très grandes vitesses de charge et de décharge que représentent les phases de freinage et d’accélération. Les batteries modernes au lithium ont en effet le défaut de nécessiter des cycles de charge/décharge bien particuliers pour garantir tant leur capacité maximale que leur longévité, incompatibles avec la durée et l’intensité de ces phases. Le supercondensateur constitue donc le chaînon indispensable entre le moteur et les batteries, en attendant que certaines découvertes récentes parviennent à sortir du laboratoire.

Ce supercondensateur est bien entendu décrié par les fabricants de batteries qui insistent - avec raison - sur son coût très élevé, mais en oubliant un facteur essentiel : sa durée de vie, très largement supérieure.

Pourquoi tant de haine ? Sans doute parce que la voiture électrique ne pourra pas, dans les prochaines années, sortir du créneau du véhicule de niche et concurrencer sérieusement le véhicule thermique, de la même façon que les Vélib’ n’ont jamais menacé le marché de la bicyclette ou du scooter. Tandis que le supercondensateur pourrait rapidement se généraliser sur les millions de véhicules neufs que produisent aujourd’hui les grands constructeurs, pour transformer le véhicule de M. Tout-le-monde en ce qu’on appelle un mild hybrid - un hybride léger. Gains attendus en consommation urbaine : entre 5 et 20%, selon la ville et le style de conduite.

Constructeurs et équipementiers se gardent également bien de communiquer trop vite sur l’énorme avantage du supercondensateur couplé à un moteur électrique : en supplantant le moteur thermique lors de l’accélération, il supprime une grande partie de la pollution, notamment en termes de particules, engendrée par la montée brutale en régime du moteur, notamment en diesel. Regardez donc les beaux nuages noirs que laissent derrière elles les grosses berlines tournant au gazole, même flambant neuves...

La stratégie gagnante de l’industriel est bien entendu d’attendre que la norme l’oblige à utiliser ce genre d’équipements : l’antipollution est une exigence que le client apprécie mais pour laquelle il refuse de débourser le moindre euro supplémentaire.

Les Etats européens ou américains pourraient décider de l’imposer aux industriels : mais ce serait de fait fournir un marché en or à l’industrie japonaise, qui possède la plupart des brevets et des moyens de production.

Le supercondensateur, ou la solution dont personne ne veut entendre parler.

Aerobar Films
L’original


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Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.