Avec « Ma Part du gâteau », Cédric Klapisch filme sa prochaine « comédie sociale » à Dunkerque
Article mis en ligne le 23 février 2010
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Les caméras de Cédric Klapisch prendront la température de Dunkerque

dès ce week-end de carnaval. Avant de revenir, dès le 26 mars, pour trois semaines de tournage intensif, puis de filer à Venise, Londres et Paris. Avec Ma Part du gâteau, sa nouvelle comédie sociale, l’un des cinéastes français les plus en vue (Le Péril jeune, L’Auberge espagnole, Les Poupées russes, Peut-Être, Paris...) décode les conséquences de la mondialisation sur le quotidien de quidams pris dans cette spirale déshumanisante.

Le scénario de ce film qui ne sortira sur grand écran que début 2011, Cédric Klapisch le résume ainsi : « Une ouvrière de Dunkerque, qui vient d’être licenciée, décide de trouver du travail à Paris. Parallèlement, on suit un trader à Londres, qui mène la grande vie et gagne beaucoup d’argent.

Il fait des transactions financières et revient de temps à autre sur Paris. Elle suit un stage pour devenir femme de ménage et se retrouve à travailler chez ce trader. Il s’agit de voir comment ces deux personnes différentes vont réussir à vivre ensemble sous le même toit. Cette comédie utilise les contrastes sociaux. »

Ce scénario présente une résonance particulière à mesure que l’actualité sociale rattrape le sujet du film. « C’est très troublant, l’histoire n’était pas vraie quand j’ai écrit ça voilà quatre-cinq ans. C’est effrayant car aujourd’hui, c’est devenu une banalité.

Avec Total par exemple, la réalité dépasse la fiction. Je suis allé voir les salariés sur le piquet de grève. On voit bien qu’aujourd’hui, on gère les problèmes macro-économiques mais plus les drames humains. »

Dans le rôle de France, l’ouvrière dunkerquoise, Karin Viard. « Une amie, et j’en compte peu parmi les acteurs, avec qui je voulais vraiment travailler, précise le cinéaste. Ce film veut faire rire avec des choses qui ne sont pas drôles, je veux voir jusqu’où on peut le faire. Karin est une lame aiguisée, à double tranchant : comique et dramatique. »

Pour lui donner la réplique dans le rôle du trader, Gilles Lellouche, l’une des stars montantes du cinéma français. Et non pas LA star pour laquelle Klapisch avait initialement rédigé le scénario, Vincent Cassel. « C’est vrai que je pensais à lui mais il enchaînait les films aux États-Unis, c’était compliqué. Gilles va assumer parfaitement ce rôle de macho avec la bonne distance qu’il faut pour en rire. »
Comédiens et amateurs

Ma part du gâteau va également voir Cédric Klapisch renouer avec une méthode de travail utilisée sur Chacun cherche son chat : mêler acteurs et amateurs. « C’est un film très pragmatique et ancré dans la réalité. Il me semblait important d’avoir des gens de « la vraie vie », vu le sujet du film. » Le cinéaste et son équipe ont préalablement repéré, depuis septembre, quelques « gueules d’acteurs » locales. Quelques décors aussi.

Car pour son premier tournage en province, le Parisien, qui aime particulièrement les villes qui ont un rapport fort à la mer (Barcelone, Marseille...), est tombé sous le charme de Dunkerque et de sa lumière. Qu’il espère saisir sur la pellicule, dès le printemps revenu.

OLIVIER TARTART


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