Alerte à Babylone
Article mis en ligne le 12 avril 2011

par Webmestre
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Un film de Jean Druon de 2005, produit et diffusé, par Voir et Agir

« Alerte à Babylone » est paru sur le site déconstruire babylone.

Le film commence par une citation de Bernard Charbonneau : « Et les coûts de Mégalopolis grandissent encore plus vite que sa taille. A tout prix il faut faire venir plus d’énergie, plus d’eau. Il faut assurer le transport des vivants. Mégaloplis est une citée assiégée, mais elle ne l’est que par sa propre masse. Aussi ne peut-elle être sauvée que par le sacrifice chaque jour plus poussé de ses libertés. »

Le personnage de l’extrait explique l’état des sols actuellement en france et fait la remarque suivante : on a réussi à inventer les inondations en période sèche. Je vous invite à jeter un coup d’oeil pour en connaître l’explication.

Le film traite de plusieurs autres sujets. Le thème général est un réflexion sur les applications automatiques et non réfléchis des nouvelles techniques, mettant en danger environnement bien sûr, mais également l’avenir des hommes et les transformations sociales qu’elle impliquent.

On y parle de la situation sanitaire en Biélorussie et en Ukraine, où les population subissent encore les dégâts de Tchernobyl, et où le physicien Vassili Nesterenko et le médecin Youri Bandajevsky sont sous pression car ils ont montré la dangerosité certaine des « faibles doses » ce que l’AIEA refuse toujours d’admettre, et qui a valu 3 ans et demi de prison à Y. Bandajevsky. Plus d’information sont disponibles sur le site de l’ancien comité de soutien à ce dernier, et dans le livre « Le Crime de Tchernobyl, le goulag nucléaire » de Wladimir Tchertkoff, sortit en 2006 chez Actes Sud.

On aborde en long et en large le problème des nanotechnologies, leur impact sur environnement et leurs conséquences sociales, ainsi que les tags RIFD. Les nanotechnologies ont avant tout des applications militaires et policières, il n’est pas sûr que leur production soit un véritable « progrès ».

Sur la traçabilité, qui consiste principalement à mettre une puce dans chaque animal (aujourd’hui l’étiquettage est la condition sine qua none pour obtenir les primes, les etiquettes vont bientôt être remplacées par les puces) , un éleveur a cette belle remarque : « les puces électronques sont très intéressantes pour les gros acheteurs qui veulent imposer la traçabilité en tout, moi en vente directe la traçabilité c’est ma figure, c’est moi ». Avec la biométrie et le fichage on passe d’une relation homme à homme à une vérification impersonnelle par le système technicien. Avant le fichage la confiance passe par la parole d’un être à un autre, après le fichage tout doit être prouvé, validé techniquement. Pour les papiers d’identité par exemple on passe d’une déclaration : je suis Jean Valjean voici ma carte, à l’obligation de prouver qui on est : « bip - c’est bien l’empreinte digitale de Jean Valjean -bip- en situation irrégulière face au service du travail depuis le 22.11.2005 - bip ». Une fille s’interroge lorsque la puce verichip sera utilisée sur les humains, si il sera criminel de ne pas l’avoir. Un autre lui répond : « mais c’est déja un délit que d’être sans papier aujourd’hui. » C’est un nouvel éclairage de cette pression idéologique du système contre les sans papiers. On sème dans l’esprit des gens l’idée qu’il faut absolument être enregistré, que ceux qui ne sont pas contrôlé sont responsables de la criminalité. Raison de plus pour militer chez RESF.

Avant tout le film déplore l’absence de débat public avant qu’il ne soit trop tard, c’est à dire la veille de la mise sur le marché des nouvelles techniques et l’incapacité des pouvoirs publiques à prendre en charge le contrôle des applications. De nombreuses interview de personnages en contact direct avec ces technologies, des chercheurs, des juristes, etc ...


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Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.