Hubert Reeves : à l’échelle de l’humanité
Article mis en ligne le 13 mai 2011
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Pour Hubert Reeves, l’avenir de la planète est dans les énergies renouvelables. « Il faut cesser d’investir dans les filières qui émettent du CO2 et empirent l’effet de serre, comme les sables bitumineux, le gaz de schiste et le charbon. »

Depuis quelques années, l’astrophysicien québécois Hubert Reeves s’est intéressé à l’intersection entre art et astronomie et à la transmission de ses connaissances aux enfants. Il continue dans la même veine ce printemps, avec le DVD Du Big Bang au vivant et le livre L’univers expliqué à mes petits-enfants. En entrevue avec La Presse, il discute des dernières découvertes, des météorites, de l’environnement et du danger des centrales nucléaires.

Q : Vous évoquez la découverte de planètes extrasolaires, en orbite autour d’autres étoiles. Va-t-on découvrir la vie extraterrestre ?

R : La grande surprise du télescope américain Kepler, qui vient d’identifier des centaines de possibles planètes extrasolaires, est la diversité des orbites des exoplanètes. On pensait que les petites planètes seraient près des étoiles et les plus grosses, plus éloignées, comme dans notre système solaire. Ce n’est pas du tout le cas. Nous sommes l’exception. On a vu des planètes plus grosses que Jupiter plus proches de leur étoile que Mercure. Il doit y avoir des perturbations, de la matière arrachée. Je constate que notre bon petit système solaire est bien confortable. Il est stable, les orbites des planètes sont circulaires. Car les planètes extrasolaires semblent avoir souvent des orbites elliptiques, qui font varier énormément leur température, ce qui n’est pas idéal pour l’apparition de la vie.

Q : Est-ce que cela abaisse la probabilité que la vie extraterrestre existe ?

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Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.