« Evaluation » des émissions de CO2 relatives au Grand Prix de Spa...
Pierre Ozer

Evaluation des émissions de CO2 relatives au Grand Prix de
Formule 1 à Spa-Francorchamps i(16 septembre 2007)
Pierre Ozer *
Département des Sciences et Gestion de l’Environnement
Université de Liège
Préambule :

Article mis en ligne le 2 juin 2009
dernière modification le 4 juin 2009
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Pour ceux qui n’ont pas peur des chiffres ou comment un bilan carbone n’est pas forcément facile à faire....! Impressionnant !...

Evaluation des émissions de CO2 relatives au Grand Prix de
Formule 1 à Spa-Francorchamps i(16 septembre 2007)
Pierre Ozer *

Département des Sciences et Gestion de l’Environnement

Université de Liège

Préambule :

Cette étude a été réalisée dans le but d’estimer les émissions de CO2 émises à
l’occasion de l’épreuve belge du championnat de Formule 1 qui se déroulera le 16
septembre 2007 sur le circuit de Spa-Francorchamps.
Elle reste totalement factuelle et ne souhaite pas polémiquer quant au bien fondé
de l’organisation du Grand Prix.

A notre connaissance, jamais une étude similaire n’a été réalisée auparavant ni
pour le Grand Prix de Belgique, ni pour d’autres Grand Prix de Formule 1.
Il nous semblerait hasardeux de généraliser les résultats obtenus pour ce Grand
Prix aux 16 autres Grand Prix de la saison 2007, tant les caractéristiques de
chaque Grand Prix sont différentes, notamment en ce qui concerne la logistique
mise en oeuvre pour certaines épreuves comme celles qui se déroulent en
Australie, en Asie ou sur le continent américain (transports massifs et lointains
par avion, y compris les automobiles, etc.).

Contrairement à la plupart des études ‘environnementales’ qui ressemblent à des
boîtes noires ou sont classées ‘Top secret’ car contenant des ‘éléments
sensibles’, nous jouons pleinement la transparence. Ainsi, toutes nos sources
sont indiquées, de même que toutes nos hypothèses de travail, ainsi que tous les
détails de nos calculs.

Je vous invite à me contacter si vous souhaitez de plus amples informations.

  • 1. LE GRAND PRIX DE F1
    1.1. Emissions (g CO2/km) par F1 ?
    Une F1 consomme approximativement 75 litres de carburant aux 100 km (selon
    Max Mosley, président de la Fédération internationale de l’automobile [FIA],
    http://www.ledevoir.com/2007/06/09/146850.html). Ceci correspond donc à
    2221 g CO2/kmii.
  • 1.2. Nombre de km parcourus par F1 ?
    Il y a 22 F1 en course. (Source :
    http://www.formula1.com/race/circuitmap/783.html)
    Pour la course du dimanche : 329 km seront parcourus (44 tours de 7 km + 1
    tour de positionnement + 1 tour de chauffe + 1 tour final)
    (http://www.formula1.com/race/circuitmap/783.html) par véhicule,
    correspondant à l’émission de 16,1 tonnes de CO2iii.
  • 1.3. Combien de CO2 pour la fabrication d’un pneu ?
    Sachant que pour un pneu ‘ordinaire’ de 7,25 kg (en moyenne), il faut 27 litres
    de pétrole (en moyenne), soit 3,72 litres de pétrole par kg de pneu (source :
    http://www.linternaute.com/actualite/savoir/07/petrole-yaourt/4.shtml).
    Sachant que le poids d’un pneu avant d’une F1 est de 10 kg.
    Sachant que le poids d’un pneu arrière d’une F1 est de 12 kg.
    Il faut donc 37,2 litres de pétrole pour un pneu avant d’une F1 (soit 99,3 kg
    CO2).
    Il faut donc 44,7 litres de pétrole pour un pneu arrière d’une F1 (soit 119,2 kg
    CO2).

Sachant qu’un pneu de F1 est fabriqué pour réaliser un maximum de 200 km et
que, en moyenne, il y a deux arrêts aux stands avec changement des
pneumatiques, il faut donc 12 pneus par F1 pour la course.
(http://www.formula1.com/inside_f1/understanding_the_sport/5283.html)
Soit, pour les 22 F1, 132 pneus avant (13108 kg CO2) et 132 pneus arrière
(15734 kg CO2), un total de 28842 kg CO2, soit 28,8 tonnes de CO2.iv

  • 1.4. Combien de CO2 pour la destruction d’un pneu ?
    En considérant que les pneus sont détruits par combustion (four de cimenterie ou
    autre), 1 tonne de pneus produit 2,56 tonnes de CO2. La plupart des pneus
    usagés sont utilisés comme combustible de substitution dans l’industrie
    (cimenteries, sidérurgies..). Dans ce cas, par le rapport des PCI (pouvoir
    calorifique inférieur), on peut estimer que la combustion d’1 tonne de pneus
    permet d’économiser la consommation de 0,7 tonne de pétrole, soit 2,23 tonnes
    de CO2. Au final, la destruction d’une tonne de pneus émet donc 330 kgCO2
    (sans compter le transport de ces pneus usagés).
    Lors de l’épreuve du dimanche, 132 pneus avant (1320 kg de pneu) et 132
    pneus arrière (1584 kg de pneu) seront utilisés, soit un total de 2,9 tonnes de
    pneus à détruire, provoquant les émissions de 1 tonne de CO2.
    2
  • 1.5. Combien de CO2 pour la fabrication d’une F1 ?
    Grosso modo, une F1 pèse 600 kg.
    En admettant que chaque écurie ne construit de 2 F1 et 2 “mulets” par saison,
    cela revient à 44 véhicules pour 17 épreuves. Dans les faits, on sait que ce
    chiffre est largement sous-estimé vu le nombre d’accidents et les améliorations
    techniques apportées aux véhicules sur une saison. Mais, soit, admettons. Cela
    fait donc 44 F1 de 600 kg, ou 26,4 tonnes de véhicules.
    Sachant qu’un coefficient de 5,5 tonnes de CO2 par tonne de véhicule est
    d’application pour l’estimation du « coût CO2 » lié à la fabrication d’une nouvelle
    voiture, cela représente donc 145,2 tonnes CO2 pour la fabrication de ces
    véhicules, à diviser par 17 Grand Prix, soit 8,5 tonnes CO2.v En réalité, ce coût
    CO2 est largement sous-estimé car le véhicule est fabriqué « à la pièce » et non
    dans un processus industriel classique (en série) qui, de facto, est beaucoup
    moins polluant.
    1.6. Emissions totales de CO2 pour les seuls véhicules participant au GP
    de F1 ?

Consommation de carburant : 16,1 tonnes de CO2.
Fabrication des pneus : 28,8 tonnes de CO2.
Destruction des pneus : 1 tonne de CO2.
Fabrication des F1 : 8,5 tonnes de CO2.
Soit un total de 54,4 tonnes de CO2.

  • 2. LES SPECTATEURS
    2.1. Combien de gens ?
    Les organisateurs tablent sur 65000 spectateurs payants pour le dimanche.
  • 2.2. D’où viennent les gens ?
    Pour tenter d’estimer la distance effectuée par tous les spectateurs, il faut savoir
    d’où viennent les gens.
    Les dernières informations disponibles (17 août 2007) donnent une répartition
    des spectateurs qui serait approximativement comme suit :
    Pays-Bas : 25%
    Grande-Bretagne : 20%
    Belgique : 20%
    Allemagne : 16%
    France : 15%
    Autres pays : 4%
    Nos calculs reposeront donc sur ces dernières informations proventant de M.
    André Maes de la « Société Spa-Francorchamps Grand Prix » et homme de
    confiance du patron de la F1 Bernie Ecclestone.vi
    Dans notre calcul, nous émettons l’hypothèse que tous les spectateurs belges,
    hollandais, allemands et français se sont déplacés en voiture ; que les
    spectateurs anglais se sont déplacés en voiture (50%), en avion (35%) et en
  • 3
    train Eurostar (15%) ; que les autres spectateurs (40 autres pays) sont venus de
    beaucoup plus loin et ont pris l’avion.vii
    Ainsi, nous obtenons le résultat suivant :
    Pour le seul GP de F1 du dimanche, les 65000 spectateurs auront parcouru la
    distance cumulée de 12,9 millions de kilomètres en véhicule. A titre de
    comparaison, la distance parcourue en véhicule (12,9 millions de kilomètres)
    pour assister au GP de F1 correspond à ceci :
  • · 323 tours de la planète ;
  • · 34 fois la distance Terre-Lune ;
  • · 6300 allers-retours entre Bruxelles et la côte d’Azur ;
  • · 35000 allers-retours entre Namur et la côte belge (de quoi vider
    intégralement la commune de Namur à raison de 3 personnes par
    véhicule) ;
  • · Distance annuelle moyenne parcourue par 835 véhicules en Belgique.
    Le nombre de passagers-kilomètres transportés par avion est estimé à 10
    millions.
    Au total, 6273,2 tonnes de CO2 seront émises uniquement pour venir assister
    au GP de F1 du dimanche (51,7% pour le transport par véhicule, 47,8% pour le
    transport par avion, et 0,5% pour le transport par train).
    2.3. Combien de pneus utilisés (véhicule de tourisme) ?
    Il existe une très vaste gamme de pneus sur le marché.
    En moyenne, le poids d’un pneu est de l’ordre de 7,25 kg et il faut de l’ordre de
    27 litres de pétrole pour la fabrication d’un pneu (source :
    http://www.linternaute.com/actualite/savoir/07/petrole-yaourt/4.shtml).
    La durée de vie d’un pneu est estimée entre 16000 km et 30000 km. Dans le
    cadre de cette étude, nous considérerons ici 30000 kmviii.
    Donc, sur 12,9 millions de km cumulés parcourus (voir 2.2.), pour l’usure des
    pneus, le total des pneus à changer est de 1722. Multiplié par 27 litres de
    pétrole, cela nous donne 46504 litres de pétrole utilisés, soit 124,2 tonnes de
    CO2.
  • 2.4. Combien de CO2 pour la destruction des pneus usagés (véhicule de
    tourisme) ?
    En considérant que les pneus sont détruits par combustion (four de cimenterie ou
    autre), 1 tonne de pneus produit 2,56 tonnes de CO2. La plupart des pneus
    usagés sont utilisés comme combustible de substitution dans l’industrie
    (cimenteries, sidérurgies..). Dans ce cas, par le rapport des PCI (pouvoir
    calorifique inférieur), on peut estimer que la combustion d’1 tonne de pneus
    permet d’économiser la consommation de 0,7 tonne de pétrole, soit 2,23 tonnes
    de CO2. Au final, la destruction d’une tonne de pneus émet donc 330 kg de CO2
    (sans compter le transport de ces pneus usagés).
    Les 1722 pneus usagés représentant un poids total de 12,5 tonnes, les émissions
    totales de CO2 pour la destruction des pneus est de 4,2 tonnes de CO2.
    4
  • 2.5. Combien de CO2 pour la fabrication d’un véhicule ?
    Cette information est plus importante que ce que l’on peut imaginer. En effet,
    considérant que la durée de vie moyenne d’un véhicule est de 180000 kmix, et
    que la distance parcourue totale cumulée par tous les véhicules est de 12,9
    millions de km (voir 2.2.), cela représente l’équivalent de 72 véhicules…
    Etant donné qu’un véhicule pèse en moyenne 1400 kg et que le coût CO2 lié à la
    fabrication d’une voiture est de 5,5 tonnes de CO2 par tonne de véhicule, alors
    nous obtenons 7,7 tonnes CO2 par véhicule.x Ceci revient à dire que coût CO2
    pour l’amortissement des voitures est de 553 tonnes de CO2.
  • 2.6. Combien de CO2 pour la destruction d’un véhicule ?
    Si l’on considère 15% de RBA (résidus de broyage automobiles), l’élimination de
    ceux-ci par incinération produira 1,7 tonne de CO2 par tonne de RBA. L’électricité
    produite par la combustion peut être évaluée à 1200 kWh/T (sachant que,
    suivant les divers types de production d’électricité en Belgique, 1kWh émet 248 g
    de CO2xi, total de 0,3T de CO2), déduction faite de celle utilisée par l’incinérateur
    lui-même.
    Donc, la destruction d’une tonne de RBA émet 1,4 tonne de CO2, soit 210 kg de
    CO2 par tonne de véhicule. Comme le poids estimé des 72 véhicules est de
    l’ordre de 100 tonnes, les émissions totales de CO2 pour la destruction des
    véhicules sont de 21,1 tonnes de CO2.
  • 3. LES JOURNALISTES ET LE REPORTAGE
    Cette partie est basée sur des renseignements obtenus auprès de M. Olivier de
    Wilde, journaliste à la Dernière Heure qui suit la F1 depuis plus de dix ans.
  • 3.1. Combien de journalistes ?
    Approximativement 500 journalistes et photographes de presse devraient couvrir
    l’événement.
  • 3.2. D’où viennent les journalistes ?
    Les journalistes et photographes de presse viennent de plus de 50 pays
    différents. L’origine de ces journalistes est la suivante (ces chiffres ne sont que
    des approximations) :
  • Grande-Bretagne : ± 60
  • Allemagne : ± 50
  • Belgique : ± 45
  • Italie : ± 45
  • France : ± 40
  • Espagne : ± 30
  • Japon : ± 25
  • Chine : ± 10
  • Brésil : ± 10
  • Etats-Unis : ± 5
  • Pays-Bas : ± 5
  • Autres pays (une quarantaine) : ± 175
    5
  • 3.3. Comment viennent les journalistes ?
    Normalement, les journalistes viennent en véhicule lorsque la distance à
    parcourir entre leur lieu de travail et le lieu de reportage est inférieure à 600 km.
    Au-delà de cette distance, ils ont recours à l’avion.
    Au total, les déplacements des journalistes pour assurer la couverture du GP de
    F1 seront responsables de émissions de 627,6 tonnes de CO2 (0,2% pour le
    transport par véhicule, 99,8% pour le transport par avion).xii
  • 3.4. Combien d’hélicoptères pour retransmettre l’événement ? Et
    combien de temps volent-ils ? Avec quelle consommation de carburant ?
    Il semblerait qu’un seul hélicoptère soit suffisant pour retransmettre le GP de F1.
    En admettant qu’il survole le circuit pendant approximativement 3 heures, ses
    émissions de CO2 seront de l’ordre de 1,8 tonne de CO2.xiii
  • 4. LES COUREURS ET LEUR STAFF TECHNIQUE
    Cette partie est basée, en partie, sur des renseignements obtenus auprès de M.
    Olivier de Wilde, journaliste à la Dernière Heure qui suit la F1 depuis plus de dix
    ans.
    Le GP de F1 précédant aura eu lieu à Monza (Italie), à 797 km de
    Francorchamps.
  • 4.1. Comment se déplacent les coureurs et tout le staff technique ?
    Par écurie (il y en a 11), on estime qu’une équipe est composée de 80 à 100
    personnes. Il semblerait que, comme le GP de Monza ne se déroule qu’à une
    semaine d’intervalle du GP de Spa-Francorchamps (et donc à quelques jours
    seulement des essais), tout le staff technique se déplace par avion. Nous
    considérons ici que tout le monde se déplace en avion de lignexiv. Nous ne
    considérons donc pas les transports en Jet privé même si nous savons que
    plusieurs pilotes de F1 ont souvent recours à ce mode de transport.xv
    Cela revient à dire qu’un millier de personnes prendront l’avion pour un coût CO2
    de 428,5 tonnes de CO2.
  • 4.2. Combien de camions pour le transport des véhicules, etc. ?
    Chaque écurie dispose de trois semi-remorques. La distance entre Monza (Italie)
    et le circuit de Spa-Francorchamps étant de 797 km, le transport du matériel
    sportif est responsable des émissions de 72,1 tonnes de CO2.xvi
  • 5. AUTRES
  • 5.1. Combien d’hélicoptères pour transporter tous les VIP ?
    Plusieurs compagnies d’hélicoptères proposent leurs services en formule VIP en
    assurant un shuttle hélicoptère à partir de divers aéroports.
    De nombreuses compagnies belges et néerlandaises ont été contactées. Une
    majorité ne souhaitait pas répondre à nos questions. Cependant, il ressort que
  • 6
    45 voyages aller-retour seront opérés (si les conditions climatiques le
    permettent) par les quatre compagnies ayant répondu à nos questions.
    Les trajets sont multiples. Les plus brefs assurent la liaison Liege Airport à Spa-
    Francorchamps (50 km). Pour d’autres, des hélicoptères partiront à vide
    d’Ostende pour assurer la liaison Luxembourg – Spa-Francorchamps (400 km).
    Aux Pays-Bas, plusieurs hélicoptères effectueront la liaison Lelystad – Rotterdam
    – Spa-Francorchamps (320 km) ou encore Bergen op Zoom – Maastricht – Spa-
    Francorchamps (170 km).
    Au total, nous nous baserons sur total de 100 trajets aller-retourxvii. Prenant en
    moyenne une distance parcourue de 150 km par aller simple, cela nous fait un
    total de 30 000 km parcourus par hélicoptère.
    Nous nous baserons sur un hélicoptère de type EC130 B4 dont la consommation
    moyenne horaire en vitesse de croisière recommandée (222 km/h) est de 154 kg
    de carburant.
    Au total, les émissions liées à ces déplacements en hélicoptère peuvent être
    estimées à 80 tonnes de CO2.xviii
  • 5.2. Combien de policiers pour veiller au bon déroulement du GP de F1,
    comment se déplacent-ils (distances parcourues, types de véhicules
    utilisés) ?
    La Police Fédérale (zone de Police de Stavelot Malmédy) nous a communiqué ces
    chiffres : de l’ordre de 250 hommes seront mobilisés, dont 25% de
    l’arrondissement de Verviers et les 75% restant de Wallonie (Liège, Namur,
    Nivelles, Arlon, Mons, etc.) et de Bruxelles.
    Nous considérerons donc 62 policiers locaux et 188 externes à l’arrondissement.
    Au total, les émissions liées aux déplacements des services d’ordre peuvent être
    estimées à 5,1 tonnes de CO2.xix
    En outre, un appui aérien sera opérationnel. Un hélicoptère en provenance de la
    base aérienne de Melsbroek survolera les environs du circuit durant près de six
    heures (gestion du trafic et surveillance du circuit). Les émissions liées au
    déplacement de cet hélicoptère peuvent être estimées à 4,3 tonnes de CO2.xx
    Soit un total final de 9,4 tonnes de CO2.
  • 5.3. Combien de pompiers pour veiller au bon déroulement du GP de F1,
    comment se déplacent-ils (distances parcourues, types de véhicules
    utilisés) ?
    Les pompiers de Stavelot ont prévu 3 camions de pompiers pour la journée du
    dimanche. Deux camions de Stavelot et un de Malmedy. Compte tenu de la
    courte distance parcourue, les émissions de CO2 liées au déplacement de ces
    véhicules ne sont pas significatives.
  • 5.4. Combien de médecins etc. pour veiller au bon déroulement du GP de
    F1 ?
    Pour les spectateurs, le dispositif de la Croix-Rouge de Belgique sera composé de
    60 volontaires répartis dans 6 véhicules légers, 5 camionnettes, 1 camion et 11
    ambulances. L’essentiel de ce dispositif provient de la Province de Liège. Hors

7
Croix-Rouge, une vingtaine de médecins et infirmiers seront présents dans les
postes de soins. Au total, les émissions liées aux déplacements du corps médical
peuvent être estimées à 1,0 tonne de CO2.xxi
Les moyens médico-sanitaires mis en place pour la prise en charge des pilotes
sont 4 véhicules rapides d’intervention, 5 ambulances, un bloc chirurgical d’une
dizaine de personnes et 1 hélicoptère. Nous ne savons pas d’où viennent ces
personnes. En imaginant que ces personnes viennent également de la Province
de Liège, et l’hélicoptère de l’aéroport de Liège, près de 0,8 tonne de CO2 est
ainsi émise.
Soit un total final de 1,8 tonnes de CO2.

  • 5.5. Combien de CO2 pour détruire les déchets ?
    La quantité de déchets évacués par la firme « WC 2000 » après le GP de F1 2005
    a été de 133 120 kg. A titre de comparaison, un ménage wallon produit
    annuellement 695 kg d’ordures ménagèresxxii. Soit, les déchets annuels de 192
    ménages wallons en un GP de F1…
    En considérant un déchet à 15.500 kJ/kg, c’est-à-dire un déchet composé à 80%
    de papiers et plastiques et à 20% de déchets ménagers, 1 tonne de déchets
    produit 1,34 tonne de CO2. L’électricité produite par la combustion peut être
    évaluée à 900 kWh/T (sachant que, suivant les divers types de production
    d’électricité en Belgique, 1kWh émet 248 g de CO2xxiii, total de 223 kg de CO2),
    déduction faite de celle utilisée par l’incinérateur lui-même.
    Donc, la destruction d’une tonne de déchets émet 1,1 tonne de CO2.
    L’élimination des 133 tonnes de déchets représente donc 148,7 tonnes de CO2.
  • 8
    CONCLUSION
    Une estimation des émissions de CO2 liées à l’organisation du GP de F1 de Spa-
    Francorchamps a été réalisée pour la seule journée du dimanche qui consiste à
    voir 22 bolides faire 44 tours de piste durant 90 minutes.
    Le résultat de nos calculs fait état d’émissions de CO2 de l’ordre de 8400
    tonnes. Ce chiffre est important et mérite qu’on s’y attarde. Ci-après, nous
    tentons de trouver certaines comparaisons.
    Ainsi, 8400 tonnes de CO2, c’est, approximativement :
  • · l’équivalent de ce que toutes les éoliennes implantées en Région
    wallonne permettent d’éviter en matière d’émission de gaz à effet de
    serre dans l’atmosphère en deux mois de fonctionnementxxiv,
  • · l’équivalent de ce que tous les capteurs solaires thermiques installés
    en Région wallonne permettent d’éviter en deux ans de fonctionnement
    en matière d’émission de gaz à effet de serre dans l’atmosphèrexxv,
  • · les émissions « résidentielles » (chauffage et électricité) annuelles de
    CO2 de 1750 ménages wallonsxxvi,
  • · le CO2 évité en un an si tous les 124 300 habitants des communes de
    Namur, Spa, et Stavelot remplaçaient toutes leurs vieilles ampoules
    à incandescence par des ampoules économiquesxxvii,
  • · le CO2 évité en un an grâce au remplacement du simple vitrage par du
    double vitrage à haut rendement dans 5240 habitations quatre
    façadesxxviii,
  • · le CO2 évité en un an si 150 000 réfrigérateurs de la vieille
    génération (classe C) étaient remplacés par des réfrigérateurs de
    la dernière génération (classe A+).xxix
  • · près de deux jours de CO2 émis par tout le secteur tertiaire en
    Wallonie.xxx
  • · les émissions de CO2 de tous les habitants de la commune de
    Stavelot (6671 personnes) pendant approximativement 5 semaines.xxxi
    Sachant que la tonne de CO2 s’échange désormais sur le marché européen aux
    alentours de 20 €xxxii, le coût financier du CO2 émis lors de cette manifestation
    peut être estimé à 168 000 €.
    Finalement, même si nous admettons que cette étude comporte certaines
    lacunes (par exemple, la consommation d’électricité supplémentaire engendrée
    par l’événement), la ventilation des émissions de CO2 est la suivante :
    Les Formule 1 et le déplacement des écuries : 555,0 tonnes de CO2, soit 6,6%
    Le déplacement des journalistes : 629,4 tonnes de CO2, soit 7,5%
    Le déplacement des spectateurs : 6975,7 tonnes de CO2, soit 83,0%
    Les autres postes (sécurité et déchets) : 239,9 tonnes de CO2, soit 2,9%
  • 9
    Ces pourcentages sont assez proches d’une étude analogue réalisée en juin 2007
    sur le coût CO2 de l’organisation de la Coupe du Monde de Rugby ‘France
    2007’xxxiii. En effet, pour des émissions totales de 570 000 tonnes équivalent CO2
    (soit ± 10 000 tonnes de CO2 par jour de compétition), la seule compétition ne
    représente que 8% des émissions totales de CO2 de l’événement alors que 84%
    de ces émissions sont dues au déplacement des personnes. A la suite de la
    publication de ce rapport, le gouvernement français s’est dit interpellé et a
    décidé de mettre en place certaines mesures tendant à réduire l’impact CO2 de
    cette manifestation, créant de la sorte un premier modèle d’éco-événement. xxxiv
    Dans le cadre du GP de F1 de Spa-Francorchamps, le billet de train aller-retour
    de toute gare belge à la gare de Verviers agrémentée d’une navette gratuite
    depuis Verviers jusqu’au circuit était offert pour toute réservation avant le 31
    juillet 2007. Il serait intéressant de savoir combien de personnes ont opté pour
    cette alternative. On est loin de l’éco-événement.
    Aux dernières nouvelles (mais cela reste à confirmer), la bière proposée aux
    spectateurs devrait être de la Foster’s (bière australienne mais brassée en Alsace
    pour le continent européen) alors que l’eau ne serait pas de l’eau de Spa. Si
    cette information devait être exacte, ce serait un comble pour une activité
    internationale se déroulant à Spa, et au pays de la bière ! (déplacements
    supplémentaires inutiles pour émissions de CO2 évitables…).

Je souhaite remercier ici les différentes personnes qui ont relu et revu/commenté/modifié/corrigé
cette étude avant sa présentation à Philippe Lamotte du Vif/L’Express.

Je remercie également la Police Fédérale (zone de Police de Stavelot Malmédy), les pompiers de
Stavelot, la Croix-Rouge de Belgique, Olivier de Wilde (journaliste sportif à la Dernière Heure) et
Gaëtan Vigneron (journaliste sportif à la RTBF), les différentes compagnies d’hélicoptères et toutes
les personnes interrogées dans le but de recouper mes informations, pour toutes les informations
obtenues.

Il a systématiquement été signalé à mes interlocuteurs que l’objectif de mon étude était d’estimer
les impacts environnementaux, et plus spécifiquement les émissions de CO2, liés à l’organisation
du GP de F1 à Spa-Francorchamps.
Cette étude n’a reçu aucun financement extérieur et est totalement indépendante.
Dernière version : 09/09/2007, date de mon anniversaire…

  • 10
    NOTES :

i Aussi baptisé « ING Belgian Grand Prix ».

ii Nous considérons ici les émissions directes (le CO2 qui est émis directement lors de la combustion, à savoir
l’émission CO2 ‘TTW’ ou ‘Tank To Wheel’) et les ‘rejets indirects’ du combustible utilisé (le CO2 qui se libère lors
de l’extraction, du raffinage, du transport et de la distribution du combustible, à savoir l’émission CO2 ‘WTT’ ou
’Well To Tank’ [25,5% du TTW]). Pour une consommation de 75 litres de carburant au 100 km, nous obtenons
donc des émissions de 1770 g CO2/km pour les émissions directes, et de 451 g CO2/km pour les rejets
indirects. Soit un total de 2221 g CO2/km. Pour plus d’informations sur les TTW et WTT, voir le site de
« compenCO2 » (http://www.compenco2.be/content.aspx?l=005&lang=FR).

iii Sur base des données disponibles pour le Grand Prix d’Australie (16-18 mars 2007), la course du dimanche
représente 38% de la consommation en carburant du WE (essais libres et qualifications des vendredi et samedi)
(http://www.motor.org.uk/magazine/articles/wake-up-and-smell-the-fumes.-314.html).
Donc, les émissions totales de CO2 pour les essais préalables sont de 26248 kg CO2, soit 26,2 tonnes de CO2.

iv A noter que, au prix de +- 1050 € par pneu de F1 (http://f1classement.free.fr/htlm/tech_f1.htm, chiffres
2005), le coût « pneumatique » de ce Grand Prix est de l’ordre de 277 200 €. Sachant que, en moyenne, le
revenu net imposable par ménage est de 30675 € (http://www.statbel.fgov.be/figures/d321_fr.asp, revenu
2004, exercice 2005), ce budget dévore les revenus annuels de 9 ménages belges.

v Selon l’étude « bilan carbone » de l’ADEME, Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(2005, http://www.ademe.fr/Outils/BilanCarbone/Documents/facteurs_emissions_V3-DEF.pdf), un coefficient
de 5,5 tonnes de CO2 par tonne de véhicule est d’application pour l’estimation du « coût CO2 » lié à la fabrication
d’une nouvelle voiture.

vi Une estimation, basée sur des enquêtes réalisées auprès d’un échantillon de +- 500 personnes durant le GP
de F1 en 2005, est disponible dans le rapport du CIRIEC (2006). Mais ce rapport est propriété de la « Société
de Promotion du Circuit de Spa-Francorchamps ». Une demande d’accès à ce dossier a été faite le 7 juin 2007.
J’ai reçu une réponse assez rapide me disant que je devais m’adresser à M. A. Maes de la « Société Spa-
Francorchamps Grand Prix ». Contacté par téléphone le 11 juin 2007, M. A. Maes m’a signalé qu’il n’avait pas le
temps de répondre à cette question et qu’il n’avait aucune idée de l’origine des spectateurs, les informations
dont il dispose ne lui permettant pas d’apporter une réponse à cette question. Une nouvelle demande d’accès à
ce dossier a donc été faite le 11 juin 2007 auprès de M. L. Willems de la « Société de Promotion du Circuit de
Spa-Francorchamps ». Cette demande a été reçue mais classée sans suite.
Heureusement, une dépêche du 17 août 2007 rapporte :
« D’après André Maes, le nouvel organisateur de la course de Formule 1 à Spa-Francorchamps, les billets pour
l’épreuve belge se vendent bien et il y aura une grande diversité de spectateurs provenant de plus de quarante
pays différents ! Pas moins de 50 000 billets auraient déjà été vendus. La plupart des tickets ayant été achetés
par des allemands ou des néerlandais. « Nous avons reçu des commandes de personnes de 45 pays différents,
même de la Namibie ! » a expliqué André Maes visiblement étonné. « Il y aura moins d’allemands qu’avant,
mais les néerlandais représentent toujours 25% du nombre de spectateurs. » « Les Français représentent 15%
et il y aura plus de belges avec 20% des tickets vendus. Aussi, l’effet Lewis Hamilton est perceptible parce que
20% des billets ont été vendus à des fans anglais » a-t-il conclu. »
http://www.autosports.be/modules.php?name=News&file=article&sid=5159

vii Pour les kilomètres parcourus en véhicule, nous comptons les distances moyennes suivantes :
Belgique : Bruxelles – Francorchamps (294 km AR)
Pays-Bas : Amsterdam – Francorchamps (584 km AR)
Grande-Bretagne : Londres – Francorchamps (952 km AR)
Allemagne : Hanovre – Francorchamps (834 km AR)
France : Paris – Francorchamps (820 km AR)

  • · Pour les trajets par avion au départ de la Grande-Bretagne, nous considérons le trajet AR London
    Heathrow Airport – Brussels Zaventem en classe économique, pour des émissions de CO2 de 190 kg
    par personne. (http://www.compenco2.be/)
  • · Pour les trajets par train au départ de la Grande-Bretagne, nous considérons le trajet AR par Eurostar
    entre Londres et Bruxelles, pour des émissions de CO2 de 18,3 kg par personne.
    (http://www.eurostar.com/UK/uk/leisure/travel_information/before_you_go/Green_Eurostar.jsp)
  • · Pour les trajets par avion au départ d’autres pays : nous considérons arbitrairement le trajet AR
    Madrid – Brussels Zaventem en classe économique, pour des émissions de CO2 de 820 kg par
    personne. (http://www.compenco2.be/)
  • · Pour tous les spectateurs venus par avion ou par train, nous considérons un trajet supplémentaire en
    véhicule entre Bruxelles – Francorchamps (294 km AR)
  • · Pour tous les trajets en véhicule, nous considérons des émissions moyennes directes (le CO2 qui est
    émis directement lors de la combustion, à savoir l’émission CO2 ‘TTW’ ou ‘Tank To Wheel’) de 200 g
    CO2/kmvoiture, soit un niveau d’émission de catégorie E sur une échelle allant de A (peu polluant) à G
    (très polluant)
    (https://portal.health.fgov.be/portal/page?_pageid=56,547250&_dad=portal&_schema=PORTAL&_ME
    NU=menu_6_3_4). Ceci est totalement subjectif mais on peut imaginer que les amateurs de sports
    11
    moteurs roulent plutôt dans des grosses cylindrées qu’en Smart. En outre, galvanisés par la course,
    les spectateurs roulent aussi plus vite que du 120 km/h (donc, plus de CO2) et que dans les
    interminables embouteillages à la fin du GP (en moyenne une vitesse de 5 km/h dans les deux heures
    qui suivent la fin de la compétition, selon ARIES, 2006. Etude d’incidences sur l’Environnement.
    Exploitation et travaux d’infrastructures du circuit de Spa-Francorchamps), la consommation de
    carburant (et donc les émissions de CO2) par km parcouru sont également supérieures (surtout si la
    climatisation fonctionne à puissance maximale). Par ailleurs, nous considérons également les ‘rejets
    indirects’ du combustible utilisé (le CO2 qui se libère lors de l’extraction, du raffinage, du transport et
    de la distribution du combustible, à savoir l’émission CO2 ‘WTT’ ou ’Well To Tank’) de 51 g
    CO2/kmvoiture (25,5%). Pour plus d’informations, voir l’excellent nouveau site de « compenCO2 »
    (http://www.compenco2.be/content.aspx?l=005&lang=FR). Au total, nous considérons que 251 g de
    CO2 sont émis chaque kilomètre par un véhicule.
    · Finalement, un fort taux de remplissage de 3 personnes par véhicule est considéré. Ce chiffre se base
    sur l’étude de l’ARIES (2006, op cit) qui a calculé un taux d’occupation des véhicules variant de 2
    personnes par véhicule pour les catégories ‘GOLD’ à 3,5 personnes par véhicule pour les catégories
    ‘BRONZE’.

viii La valeur de 16000 km vient de la FIA
(http://www.formula1.com/inside_f1/understanding_the_sport/5283.html). Cependant, après des
investigations auprès de 9 vendeurs de pneus, il résulte que, en moyenne, un pneu doit être changé chaque
25000 à 30000 km.

ix Chiffre basé sur les statistiques belges pour 2005 (www.mobilit.fgov.be/data/mobil/brokm05f.pdf, SPF
Mobilité et Transports, 2006). En réalité, le chiffre exact est 176022 km par véhicule en Belgique. Cette valeur
en volontairement arrondie à 180000 km par véhicule.

x Selon l’étude « bilan carbone » de l’ADEME, Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(2005, http://www.ademe.fr/Outils/BilanCarbone/Documents/facteurs_emissions_V3-DEF.pdf), un coefficient
de 5,5 tonnes de CO2 par tonne de véhicule est d’application pour l’estimation du « coût CO2 » lié à la fabrication
d’une nouvelle voiture. Selon l’étude de Bay M., Ozer P., Perrin D. et Willems M. (Avoir le véhicule vert, La Libre
Belgique, 10 juillet 2007, http://pierreozer.blog4ever.com/blog/lirarticle-45705-387223.html), les véhicules
pèsent de l’ordre de 1400 kg.
xi Chiffre Electrabel pour fin 2006. -http://www.electrabel.be/corporate/aboutelectrabel/keyfiguresenvi_fr.asp.

xii Ici, la même méthodologie que pour le point 2.2 est utilisée. Deux différences cependant : [i] un taux de
remplissage des véhicules de 2 personnes par véhicule est considéré ; [ii] pour les 180 journalistes provenant
des ‘autres pays’, nous nous sommes basés sur une distance de 5000 km aller-retour par avion, soit 1560 kg
de CO2 pour un aller-retour. Cette hypothèse est tout à fait raisonnable, probablement en dessous de la réalité,
étant donné que divers journalistes des autres pays organisateurs (Australie, Malaisie, Canada et Bahreïn)
seront de la partie. Pour rappel, les émissions de CO2 pour les trajets par avions sont obtenues à partir de

xiii Pour plus d’informations, voir le point 5.1.

xiv Nous considérons ici le trajet AR Milan – Brussels Zaventem en classe économique (95%) et en classe
business (5%), pour des émissions de CO2 de 420 kg (ou 590 kg pour la classe business) par personne.
(http://www.compenco2.be/). Bien sûr, toutes ces personnes ne retourneront pas à Monza mais, dans les faits,
elles devront retourner au siège de l’écurie avant les épreuves asiatiques.

xv Certains pilotes (par exemple, Jenson Button et Rubens Barrichello) se sont ainsi engagés à se déplacer à
bord d’avions de ligne pour « autant de courses que possible »

xvi Pour ce calcul, nous considérons que les semi-remorques consomment 40 litres de diesel au 100 km, soit
1370 g de CO2 par km parcouru. Nous considérons également que chaque semi-remorque effectuera un trajet
aller-retour, même si chaque camion ne retournera pas à Monza. Dans les faits, chaque camion devra ramener
sa marchandise au siège de l’écurie avant son transport vers l’Asie (plus précisément le Japon) où aura lieu le
prochain GP de F1 le 30 septembre 2007.

xvii Cette estimation est bien moins élevée que le chiffre réel (plus de 800 rotations par hélicoptère) enregistré à
Magny-Cours pour le GP de France de F1 qui s’est tenu en juillet 2006. (http://www.terra-economica.info/Le-
Grand-Prix-de-France-de-F1.html).

xviii Toutes les données techniques sont disponibles sur http://www.eurocopter.com/ec130/TD_EC130B4.pdf. Si
nous tablons sur une distance cumulée totale de 30 000 km ; à une vitesse de croisière recommandée de 222
km/h, nous avons une durée de vol de l’ordre de 135 h. Pour une consommation de carburant de 154 kg/h,
cela nous fait un total de 20811 kg de carburant. Sachant que 1 kg de carburant produit 3,1 kg de CO2 en
12
émissions directes (le CO2 qui est émis directement lors de la combustion, à savoir l’émission CO2 ‘TTW’ ou
‘Tank To Wheel’) et 25,5% supplémentaires pour les ‘rejets indirects’ du combustible utilisé (le CO2 qui se
libère lors de l’extraction, du raffinage, du transport et de la distribution du combustible, à savoir l’émission
CO2 ‘WTT’ ou ’Well To Tank’), un hélicoptère émet donc 599 kg de CO2 par heure de vol (222 km) ou 2,7 kg de
CO2 par km parcouru.

xix Pour les kilomètres parcourus en véhicule, nous comptons les distances moyennes suivantes :
Policiers locaux : 60 km AR
Policiers externes à l’arrondissement : 240 km AR
Pour tous les trajets en véhicule, nous considérons des émissions moyennes directes (le CO2 qui est émis
directement lors de la combustion, à savoir l’émission CO2 ‘TTW’ ou ‘Tank To Wheel’) de 250 g CO2/km,
compte tenu des véhicules utilisés plus ‘lourds’ que pour les civils. Par ailleurs, nous considérons également les
‘rejets indirects’ du combustible utilisé (le CO2 qui se libère lors de l’extraction, du raffinage, du transport et de
la distribution du combustible, à savoir l’émission CO2 ‘WTT’ ou ’Well To Tank’) de 64 g CO2/km (25,5%). Soit
des émissions totales de 314 g CO2/km.

xx Calcul basé sur les mêmes données que celles utilisées au point 5.1.

xxi Calcul basé sur les mêmes données que celles utilisées au point 5.2. Seule la distance moyenne change et
est considérée comme étant de 100 km AR.

xxii Source : Godin M.C., 2007. La prévention et la génération des déchets. In : Rapport analytique sur l’état de
l’environnement wallon 2006-2007. MRW – DGRNE, Namur, Belgique. pp. 220-235.

xxiii Chiffre Electrabel pour fin 2006. http://www.electrabel.be/corporate/aboutelectrabel/keyfiguresenvi_fr.asp.
xxiv L’économie de CO2 de la filière « énergie éolienne » en Région wallonne est de 47 000 tonnes par an.
Source : Goor F., 2007. Les ressources énergétiques renouvelables. In : Rapport analytique sur l’état de
l’environnement wallon 2006-2007. MRW – DGRNE, Namur, Belgique. pp. 278-283.

xxv L’économie de CO2 de la filière « solaire thermique » en Région wallonne est de 3000 à 3700 tonnes par an.
Source : Goor F., 2007. Les ressources énergétiques renouvelables. In : Rapport analytique sur l’état de
l’environnement wallon 2006-2007. MRW – DGRNE, Namur, Belgique. pp. 278-283.

xxvi En moyenne, le secteur résidentiel (chauffage de l’habitation et électricité) est responsable des émissions de
4,8 tonnes de CO2 par an et par ménage wallon. Source : Guns A. et Perrin D., 2007. Les changements
climatiques. In : Rapport analytique sur l’état de l’environnement wallon 2006-2007. MRW – DGRNE, Namur,
Belgique. pp. 298-315.

xxvii Selon une étude de l’Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable, remplacer toutes les ampoules à
incandescence énergivores par des ampoules économiques permettrait de réduire la consommation électrique
de 620 kwh par an et par ménage (http://www.observ.be/FR/Ampoules/consommation-dechets.shtml). En
Belgique, la production d’1kWh émet 248 g de CO2

xxviii Considérant une maison quatre façades possédant une surface vitrée de 25 m2 et chauffée au gaz, le
remplacement du simple vitrage par du double vitrage à haut rendement devrait réduire l’émission annuelle de
CO2 de 1603 kg. Source : Chalanton I., 2007. Evaluation de l’efficacité des mesures prises dans le secteur
résidentiel afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Mémoire en Gestion des Risques Naturels,
Université de Liège, Liège, Belgique. 95 p. Ce chiffre de 5240 habitations quatre façades est largement
supérieur au nombre total de demandes de subsides pour le remplacement du simple vitrage par du double
vitrage à haut rendement à la Région wallonne en 2005 (nombre de demandes : 4604) !

xxix En considérant un réfrigérateur Whirlpool ARG975 d’une capacité de 184 litres avec une consommation de
343 kwh/an (classe C) remplacé par un réfrigérateur Smeg FR220APL7 d’une capacité de 219 litres avec une
consommation de 128 kwh/an (classe A+). Etant donné que la production d’1 kwh émet 248 gCO2 en Belgique
(chiffre Electrabel pour fin 2006. -http://www.electrabel.be/corporate/aboutelectrabel/keyfiguresenvi_fr.asp), il
faudrait remplacer 157539 réfrigérateurs (sur une période d’un an) pour arriver à éviter les émissions de CO2
dues au GP de F1 de Spa-Francorchamps.


flèche Sur le web : http://bulles.agora.eu.org/IMG/pdf/...



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Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.