Quelle qualité de l’air en voiture pendant les trajets quotidiens domicile-travail ?
Article mis en ligne le 2 novembre 2009
dernière modification le 4 octobre 2014

par Webmestre
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Situé au cœur de la circulation au sein d’un habitacle confiné, l’automobiliste est la première victime de la pollution liée au trafic routier, loin devant l’usager des transports en commun, le cycliste et le piéton. Telle fut la principale conclusion d’une première campagne de mesure dans un véhicule menée par Airparif durant l’été 2007. Pour approfondir ces premiers résultats, Airparif s’est penchée durant l’année 2008 sur l’exposition des Franciliens qui utilisent quotidiennement leur voiture pour se rendre à leur travail.

Avec le soutien financier de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), Airparif a mesuré la qualité de l’air respirée par les automobilistes franciliens lors de leurs trajets domicile-travail.

C’est dans les trajets en direction ou au retour de Paris que l’on trouve les niveaux de pollution les plus élevés. Les tunnels apparaissent aussi, mais on s’en doutait un peu déjà, comme des accumulateurs de polluants avec des concentrations extrêmement fortes, en général 5 fois supérieures aux niveaux rencontrés sur le reste des infrastructures routières.

Parmi quelques autres résultats, on peut noter l’importance du véhicule qui précède celui de l’automobiliste. Ainsi, les niveaux d’oxydes d’azote ou de particules dans l’habitacle de la voiture peuvent être multipliés par 4 en quelques secondes dans le sillage d’un poids-lourd…

Également, et paradoxalement, quand l’automobiliste est situé juste derrière une voiture équipée d’un filtre à particules (FAP), le nombre de particules dans l’habitacle est divisé par 4, mais la concentration en dioxyde d’azote double alors ! En effet, les filtres à particules réduisent d’environ 90% le nombre de particules rejetées, mais certains peuvent augmenter la part de dioxyde d’azote rejeté lorsqu’ils sont couplés à un catalyseur placé en amont ou à l’intérieur du filtre…

Des mesures ont enfin été réalisées avec le Benzène, un hydrocarbure cancérigène, et les résultats sont éloquents. Les concentrations mesurées dans l’habitacle des voitures sont en moyenne deux fois supérieures à celle mesurée dans la station Airparif en bordure du périphérique (Porte d’Auteuil)….

Voir la page d’actualité avec le rapport et les synthèses :
http://www.airparif.asso.fr/pages/actualites/expovoituredomtra_091028

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Cet article a été publié par Nuit gravement à la planète, le 2 novembre 2009 à 9:29, classé dans Actualité, Destruction de la planète, Fin de l’automobile et taggé 2009, air, airparif, automobiliste, benzène, camions, circulation, dioxyde d’azote, environnement, exposition, paris, particule, périphérique, pollution, santé, sécurité, trafic, transports, transports en commun, travail, voiture. Récupérer le lien permanent. Suivez tous les commentaires ici via le flux RSS des commentaires. Poster un commentaire ou faites un rétrolien : URL du Rétrolien.


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