La mobilité, quelle pistes de réflexion ?
Article mis en ligne le 9 décembre 2009
dernière modification le 4 octobre 2014

par Webmestre
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La mobilité doit être vue comme un écosystème.
Quelques réflexions issues de la conférence à laquelle nous avons assisté et qui nous a permis d’avoir des échanges avec notamment Georges Amar (Directeur de l’Unité prospective de la RATP), Gilles Assollant (Directeur Pôle Transport Orange Business Services), Gilles Savary (Vice-président du Conseil Général de la Gironde, ancien député européen) et Michèle Debonneuil (Inspectrice des Finances, issue de l’INSEE et membre du Conseil d’Analyse Economique) :

Au delà de la problématique de l’adaptation de la voiture aux problématiques de l’urbanisme et du développement durable, un autre sujet a été esquissé : celui plus large de la mobilité en tant qu’écosystème. Il y a certainement aujourd’hui une politique de la ville et de la mobilité physique qui demandent un redéploiement des transports publics et une vision nouvelle de ce qu’est la voiture en tant que service et non plus en tant qu’objet du désir et de plaisir. Le service rendu et l’outil en tant que tel devront désormais primer sur l’objet si nous voulons favoriser un développement apaisé.

Alors que dans les années 70, on proclamait haut et fort que Paris devait s’adapter à la voiture, il est désormais clair que moins il y a de voitures en ville, plus celle-ci semble apaisée et humaine. Ce nouveau paradigme de développement est inéluctable dans la mesure où l’extension de la ville crée un effet ciseau de par son extension physique et l’augmentation du prix du foncier. Les solutions de péage urbain sont, certes, une forme de limitation mais d’autres solutions peuvent aussi être abordées telles que la mobilité dans le travail : mobilité RH et mobilité par le télétravail.

La question aujourd’hui pour aborder ce paradigme est de savoir si il faut penser la suite servicielle en partant de la voiture ou de l’écosystème mobile sachant que les acheteurs de véhicules neufs sont des seniors et les mobinautes ont moins de 35 ans. La softmobilité (Clever Comute, Rideshare) accompagne le développement du covoiturage et permet donc de développer des solutions alternatives tout en développement la notion de partage.

Si la mobilité est une forme de prescription médicale, la mise à disposition temporaire des biens et des services sur les lieux de vie répond au développement d’une nouvelle forme d’économie : l’économie du quaternaire issue de la fusion des secteurs secondaires et tertiaires. Pour Michèle Debonneuil, il est aujourd’hui nécessaire d’adresser de nouvelles solutions de vie de nouveaux produits pour organiser cette mobilité. Cela permettra à nos formes d’organisations de préserver une avance en termes de modèles par rapport aux BRIC et même plus largement d’éviter une forme de régression économique. Ces nouvelles formes d’organisation du travail sont susceptibles de créer 2 millions d’emplois sur les prochaines années.

Mais les changements de modes de vie sont absolument indispensables. Pour cela on attend toujours les grandes innovations de la mobilité et les interconnexions entre les différentes strates des ecosystèmes sont difficiles à imaginer selon Georges Amar, surtout considérant la difficulté à imaginer des modèles économiques dont le seuil de rentabilité soit plus abordable. Les nouvelles solutions collaboratives et les plateformes d’organisation de réseaux représentent pour cela un formidable levier pour les politiques publiques et les modes de management.


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Pour produire une couche de 18 centimètres de terre arable, la nature a besoin de 1400 à 7000 ans, à raison de 0,5 à 2 centimètres par siècle.